Un peu d’optimisme
Un article presque optimiste par rapport aux changements climatiques
Cet article démontre que les récifs coraliens, suite à une hausse considérable de la température des océans, peuvent reprendre vie quand les conditions reviennent à la normale… 2 500 ans plus tard! Évidemment, on le voit, ça prend un peu de patience.
Même si je suis assez alarmiste moi-même quant aux impacts néfastes du réchauffement climatique, il est tout de même nécessaire (et peut-être rassurant) de penser que le tout n’est pas irréversible, mais que les dégâts vont durer longtemps.
Ceci étant dit, c’est tout de même alarmant pour la biodiversité, car on sait que nombre d’espèces vont frôler la catastrophe, voire disparaître complètement, dans la vague de réchauffement climatique qui s’amplifie actuellement.
Et vous, êtes-vous conscient de cela?
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Développement durable et financement de projets
Le financement des projets et technologies vertes
Dans un Québec où le financement de nouveaux projets et de nouvelles entreprises est déjà problématique, le financement de projets verts est d’autant plus difficile!
Pensons seulement à l’échec récent d’Enerkem de faire son entrée en bourse.
Et le Québec (ou le Canada) n’est pas le seul endroit où une telle situation prévaut. Des articles de la communauté financière internationale font état de cette même situation aux États-Unis et en Europe.
Toutefois, dans cet océan de nouvelles peu encourageantes, un nouveau fonds américain d’investissemenst en technologies vertes vient d’être lancé avec succès. Je vous invite à lire les détails sur ce nouveau fonds de Braemer visant les énergies renouvelables ou, au moins, moins polluantes.
C’est une excellente nouvelle, car l’éconiomie a bien besoin de ce genre d’initiatives.
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Petit Précis de Destruction de Mythes autour du Développement Durable (4 de 4)
Dans ce dernier billet, mon expérience montre que les entreprises sont rébarbatives à l’idée de mettre en place un plan de développement durable parce qu’ils ne savent pas trop comment et à qui communiquer les résultats, les progrès.
Les billets précédents ont discuté de la perception de coût du développement durable par rapport aux bénéfices, du manque de temps, du manque de ressources. Et en effet, toutes les raisons sont bonnes pour ne pas parler de développement durable!
Ceci étant dit, et tel que déjà maintes fois répétés, beaucoup d’organisations et d’entreprises réalisent des projets, des choses qui s’inscrivent tout à fait dans le cadre d’un plan de développement durable, mais sans y apposer une étiquette de développement durable. On pense aux projets d’efficacité énergétique, d’amélioration continue (du genre Six-Sigma), de gestion des matières résiduelles et ainsi de suite.
Encore une fois, il n’est pas nécessaire d’investir énormément afin de communiquer les progrès et les résultats des projets touchant le développeemnt durable aux parties prenantes de notre organisation. Souvent, et surtout au début, les projets vont impliquer les parties prenantes qui sont déjà très près de nous: employés, actionnaires, clients, les fournisseurs. Donc, l’effort de communication n’a pas besoin d’être significatif.
Également, même si les meilleures pratiques en développement durable fournissent un cadre assez strict pour les communications, il n’est pas besoin de suivre cela à la lettre, surtout quand on débute et qu’on n’a pas besoin de communiquer le tout à la communauté en général. Un des meilleurs cadres de communications est fourni par le GRI (Global Reporting Initiative) et la nouvelle norme québécoise (BNQ 21000) y adhère essentiellement.
En conclusion, même en l’absence d’un plan complet de développement durable, une organisation ou une entreprise a tout intérêt à communiquer ses progrès et résultats touchant le développement durable à ses plus proches parties prenantes. Cela ne peut qu’améliorer son image de marque et sa crédibilité auprès d’elles. Par exemple, les employés sont en général fiers de constater les engagements de leur employeur face aux enjeux du développement durable, cela devient donc un outil additionnel afin de fidéliser les employés et d’augmenter leur niveau de satisfaction.
Évidemment, on peut toujours se faire accuser de "green washing"! Il ne faut pas oublier non plus qu’on ne peut rien n0us reprocher si la démarche est honnête! Il y en aura toujours pour se plaindre, anyway!
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Petit Précis de Destruction de Mythes autour du Développement Durable (3 de 4)
Troisième Mythe: Je ne suis pas formé, je n’ai pas les ressources sur le développement durable.
Comme je le mentionnais déjà dans les deux articles précédents, trop cher ou trop demandant, on a toujours de bonnes raisons de ne pas mettre en place une véritable approche de développement durable.
Le troisième élément qui saute littéralment au visage est le manque de ressources qualifiées (ou de formation) en la matière. Donc, les entreprises et les organisations préfèrent souvent attendre plutôt que de s’engager dans une démarche et apprendre au fur et à mesure. Car il faut bien comprendre que, même si on dit que le développement durable et la responsabilité sociale des entreprises ne sont pas nouveaux, rares sont les gens réellement et concrètement formés sur ces aspects. Donc, l’entreprise ou l’organisation fait face à un défi nouveau auquel elle n’est manifestement pas préparé. Toutefois, les éléments et concepts derrière le développement durable ne sont pas d’une très grande complexité… Il ne s’agit pas de faire un aller-retour sur Mars dans la même journée! Ce n’est pas "rocket-science" comme on dit!
Donc, et je reprends ici les conclusions d’un article du magazine Plan (mensuel de l’Ordre des Ingénieurs du Québec) d’avril 2012, à savoir qu’il peut être un peu plus demandant d’intégrer les piliers du développement durable pour une première fois, surtout l’identification et la mobilisation des parties prenantes, mais que, par la suite, les effets sont très bénéfiques sur l’entreprise et sur la mobilisation des employés qui aiment à se reconnaître au sein d’une entreprise socialement responsable.
En conclusion, il est possible que l’aide d’un consultant externe soit appropriée afin d’accélérer cette implantation, mais il est, selon moi, tout aussi possible, pour une organisation, de s’approprier et d’internaliser rapidement un processus comme celui présentée dans la nouvelle norme BNQ 2100, qui est adaptée à la réalité québécoise et qui donne une méthode afin de mettre en place une démarche de développement durable.
En définitive, on découvre que les ingrédients sont souvent tous là, mais qu’il manque un "chef" afin de lier la sauce initiale et de mettre en branle le processus. Il ne faut toutefois pas minimiser l’importance de ce "chef"! Cette personne doit être assez près de la direction afin d’avoir le support et le pouvoir requis afin de mettre le tout en place, durablement…
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Sensibilité aux rayons électromagnétiques
Des articles sont régulièrement publiés qui font mention des dangers d’exposition aux ondes électromagnétiques, dont celles qui sont générées par les téléphones cellulaires, iPhone, iPad et autres iThing. On appelle maintenant cela l’hypersensibilité électromagnétique.
Je pense, en tant qu’ingénieur, que ce discours est relativement alarmiste…
2 anecdotes à ce sujet
Quand j’étudiais à la maîtrise en télécommunications (en 1993, ça ne nous rajeunit pas!), un des professeurs, spécialiste du sans fil, était appelé comme témoin expert dans une cause où un individu, atteint d’un cancer du cerveau (ce qui, effectivement, est une tragédie) accusait son voisin d’être la source de son mal. Il plaidait que le détecteur de mouvement d’une lumière extérieure installée près de chez lui émettait assez d’ondes électromagnétiques, ce qui l’avait rendu malade.
Le professeur en question a démontré que ce genre de systèmes émettait une quantité infinitésimale d’ondes et que, conséquemment, surtout à la distance où ce dispositif se trouvait, il était impossible que cela soit responsable de son état… À trop lire des exagérations sur le sujet, on finit par croire qu’on va tous mourir du cancer du cerveau!
Plus récemment, en 2001, avec des collègues, on essayait de comprendre les sources potentielles d’interférence dans le 2.5 GHz (je sais, ça devient un peu technique) à cause d’un dispositif de sèchage micro-ondes (dans le 2.4 GHz), qui était défectueux. Les fours micro-ondes, industriels ou domestiques, fonctionnent tous de la même manière: ils émettent des ondes de grande puissance à une fréquence très spécifique (il y en a une autour de 2.4 GHz) qui fait littéralement bouillir l’eau. C’est pratique pour dégeler et cuire son burrito ou pour le séchage industriel… C’est moins pratique si on se met la face dedans, car, à ma connaissance, se faire bouillir le cerveau peut avoir de fâcheuses conséquences!
À ce moment, nous avons lu une étude intéressante d’un laboratoire du Colorado qui mentionnait que les micro-ondes domestiques laissaient "échapper" pas mal d’ondes, surtout quand on y mettait un "frozen burrito". C’est donc à dire que les micro-ondes domestiques sont beaucoup plus néfastes pour la santé que le bombardement d’ondes radio, cellulaires et télé qu’on reçoit continuellement. Donc, je vous invite à ne pas vous faire "toaster" la face devant votre micro-ondes en regardant votre burrito en train de chauffer!
Conclusion
Au chapitre de cette hypersensibilité, le magazine de Polytechnique Montréal publiait récemment un article qui conclut que les ondes électromagnétiques des appareils usuels ne peuvent produire des impacts suffisamment grands sur les être vivants qui conduiraient vers des maladies ou des cancers. Évidemment, ici, on ne parle pas de radiation comme à Fukushima! On parle des ondes qui nous entourent.
Cette polémique a également grandi suite au projet d’installer des compteurs intelligents d’Hydro-Québec avec de la technologie sans fil.
Et vous, qu’en pensez-vous??
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Petit Précis de Destruction de Mythes autour du Développement Durable (2 de 4)
Deuxième Mythe: Le développement durable, ça prend du temps et trop de ressources.
Le mythe de la profitabilité a été présentée dans le premier billet.
Il est persistant le mythe que le développement durable est quelque chose de si complexe que les organisations n’ont ni le temps, ni les ressources afin de s’en occuper.
Pourtant, si on y regarde bien, beaucoup d’entreprises et d’organisations entreprennent et réalisent des projets touchant directement le développement durable: optimisation de processus, amélioration continue, diminution des rejets et des déchets, efficacité énergétique et ainsi de suite. Conséquemment, réunir tous ces projets et initiatives sous un Plan de Développement Durable ne devrait pas être une tâche si titanesque!
Que se passe-t-il donc dans la tête des dirigeants? Selon moi, cette situation tient essentiellement à:
- Manque de volonté afin de réaliser un plan cohérent pour l’ensemble de l’entreprise. En effet, un projet donné peut rester sous une division particulière sans avoir à relever ou à faire rapport à une entité corporative. De cette façon, les gestionnaires ont également plus de liberté d’agir au sein de leur propre division sans aller en débattre avec l’organisation dans son ensemble;
- Faible envie de prendre le temps de communiquer les réalisations dans une optique de Développement Durable (3 piliers) plutôt que sur la simple mesure écomonique, mesure qui est, de toute façon, souvent la seule liée aux bonis de la division ou des gestionnaires. En effet, pourquoi faire des efforts si on n’en est pas récompensé, c’est un réflexe humain, après tout!
- Peur de se faire traiter de "greenwasher". Évidemment, si on s’affiche DD, on peut effectivement soulever la critique des "verts", des environnementalistes, des "écolos"… Et c’est normal, car les groupes d’influence et de lobby sont nombreux et bien présents dans nos sociétés occidentales. Toutefois, si une organisation ne fait que dire la vérité sur ces projets touchant le DD, je vois mal comment un de ces groupes de pression pourrait la mettre à mal…
En conclusion, si on veut que ces projets soient traités comme des projets de DD, il faudrait que les gestionnaires en entreprise soient mesurés en terme de DD autant qu’en terme purement de performance traditionnelle.
Et vous, qu’en pensez-vous? Pourquoi est-ce si difficile de voir des entreprises s’investir officiellement en DD?
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En tant qu’ingénieur (eh oui, j’ai aussi ce défaut-là!), un article de la revue Plan, le magazine mensuel de l’Ordre des Ingénieurs du Québec, a attiré mon attention. On y parlait d’énergie nucléaire.
Le point des ingénieurs interrogés touchait surtout le coût de réfection de la centrale de Gentilly par rapport à son coût de démantèlement ainsi que sur le bien-fondé de continuer à développer cette expertise au Québec. En effet, il faut bien se dire qu’une centrale nucléaire est l’équivalent d’un barrage hydroélectrique en terme de stabilité de production, ce qui est préférable à l’éolien qui dépend du vent. On le sait, si le vent diminue, l’éolienne s’arrête. Donc, dans un réseau électrique, on ne peut avoir (et je ne suis pas un expert) un grand pourcentage de ces sources énergétiques "fluctuantes".
Le faire ou ne pas le faire, telle est la question!
Donc, si les coûts de réfection sont sensiblement les mêmes que ceux de démantèlement, doit-on faire la réfection? Présentement, on attend après certaines conclusions du projet de réfection de la centrale de Point Lepreau au Nouveau-Brunswick, une centrale pratiquement identique à celle de Gentilly, afin de valider le coût de la réfection. Évidemment, si les coûts de réfection s’avèrent sensiblement plus élevés que ceux de démantèlement, la décision sera simple!
Si les coûts sont similaires, que faire?
L’article met l’emphase sur les éléments suivants:
- Une centrale nucléaire est une source très stable d’électricité qui améliore la stabilité du réseau;
- Présentement, Hydro-Québec est en surplus, mais la situation devrait se renverser à compter de 2020. Donc, la disponibilité de Gentilly peut s’avérer être un atout intéressant;
- À très long terme (horizon 2050), l’énergie nucléaire peut devenir une source d’énergie importante, au niveau mondial, afin de remplacer le charbon, le pétrole et autres combustibles fossiles. Veut-on être complètement en dehors de ce phénomène?
- Évidemment, l’accident de Fukushima a refroidi les ardeurs de bien des gens face à l’énergie nucléaire! Des pays comme la France et l’Allemagne, qui pourtant dépendent de cette énergie, ont fait des annonces visant l’abandon du nucléaire. Toutefois, de l’avis de plusieurs, on ne peut se passer du nucléaire si facilement sans mettre en péril la production et la stabilité du réseau électrique. Donc, ces pays devront sans doute se rendre à l’évidence qu’ils ne pourront pas se passer de leurs centrales nucléaires.
Donc, en définitive, à coût égal, je suis plutôt d’accord, tout comme le Plan, pour la réfection de la centrale nucléaire de Gentilly.
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