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Salon de l’auto de Montréal

21 janvier 2013

GES et évolution de l’automobile

J’ai passé du temps au salon de l’auto de Montréal en fin de semaine. J’ai été agréablement surpris de l’emphase mis par les différents constructeurs afin de mettre en évidence les modèles électriques ou hybrides.

Même si ces véhicules se détaillent un peu plus cher que les véhicules traditionnels, il y avait un effort évident afin de vulgariser les tenants et les aboutissants de ces technologies encore nouvelles pour le commun des mortels.

On ne peut qu’espérer que cela aura des retombées positives sur laprolifération de tels véhicules sur nos routes. Car n’oublions pas que le grand objectif est de réduire les émissions de gaz à effets de serre.

Et un bravo spécial à Chevrolet qui avait une excellente présence avec la Volt!

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Enfin les américains ont une autre façon de faire de l’éthanol!

16 janvier 2013

Crise alimentaire et éthanol-maïs

Beaucoup d’encre a coulé afin de dénoncer le curieux paradoxe d’utiliser du maïs (ou autres céréales) afin de faire de l’éthanol, lequel éthanol se retrouve mélangé à l’essence qu’on nous vend dans toutes les stations-service. En effet, alors que des centaines de millions d’être humains crèvent de faim dans le monde, les États-Unis sont les premiers producteurs d’éthanol à partir de maïs et autres céréales (bien peu savent sans doute que le Canada n’est guère mieux, mais passons…).

J’ai donc été content de voir cet article de Dupont annonçant la construction d’un méga-complexe de conversion des tiges et feuilles de maïs en éthanol. Une usine devant produire plus de 100 millions de litres de biocarburant par année. Cette usine sera opérationnelle en 2014.

Pourquoi produire de l’éthanol?

Comme on le sait, les pays industrialisés sont, en général, des importateurs nets de pétrole et de produits pétroliers. Donc, mélanger de l’éthanol produit localement permet d’augmenter l’indépendance énergétique et d’encourager l’économie nationale. De plus, si cet éthanol est un biocarburant, cela va donc amener une réduction des émissions de gaz à effets de serre.

Présentement, la réglementation garantit 5% d’éthanol dans l’essence vendue au Canada. Par contre, les moteurs à essence peuvent accepter des niveaux d’éthanol de l’ordre de 10% à 15% sans problème. De plus, les moteurs de type FlexFuel acceptent des taux d’éthanol de l’ordre de 85%!

Donc, en transformant les déchets organiques (boues municipales, fumiers, déchets forestiers, déchets agricoles et déchets domestiques organiques, …), le Canada pourrait devenir un leader en biocarburant. Cela aurait des conséquences positives sur l’économie, sur la réduction des émissions de gaz à effets de serre et sur la réduction de la disposition de matières. Évidemment, cette situation va devenir intéressante lorsqu’il sera économiquement rentable de produire cet éthanol par rapport au prix de l’essence.

D’un côté, l’évolution des technologies réduit le coût de production de cet éthanol et l’augmentation inexorable du prix de l’essence font en sorte que cela va se produire au cours des prochaines années.

Il nous suffit d’être patient…

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L’économie Bleue, vous connaissez?

2 décembre 2012

J’ai beau être assez au fait de ce qui se fait en développement durable, l’économie bleue était un concept encore inconnu jusqu’à ce que Louis, une connaissance, m’en parle dans un courriel. Comme le disait Socrate, si tu sais que tu ne sais rien, tu détiens la clé de toute connaissance…

Donc, qu’est-ce que l’économie bleue?

Je suis un peu néophyte, mais cela me sonne comme la quintessence du développement durable! Donc, mettre sur pied une idée, une entreprise, un produit en ayant en tête, non pas la profitabilité, mais l’harmonie avec la Nature avec un grand N.

Le site www.zeri.org présente l’approche générale qui est proposée ainsi que de l’information sur des projets.

L’approche consiste essentiellement à créer un véritable écosystème autour de la production des biens et services. On fait donc la démonstration que l’industrialisation aveugle et la mondialisation sauvage ne peuvent que nuire à notre planète (ça, on le savait déjà) et qu’on doit revenir à des dimensions plus humaines, des marchés de proximité… Le concept m’apparaît viable dans bien des domaines, mais, à court terme, plus difficilement envisageable dans bien d’autres…

Des exemples

En cette période de début des festivités de Noël, force est de constater que notre société occidentale est d’abord centrée sur la consommation… Et nous consommons quoi? Des jouets, des décorations, des produits faits en Asie ou dans des pays du Tiers-Monde… Et toute notre économie gravite autour de cette folie de consommation et de chasse à l’aubaine! Difficile donc de renverser la vapeur de cette locomotive qu’est notre société de consommation!

Toutefois, il est vrai que des gains et des victoires sont tangibles et manifestes: Entreprises d’agriculture biologique, des exemples d’écotourisme, …

Ces exemples touchent à ce que je qualifierais de denrées de première ligne… Nous voulons aller en vacances de façon responsable et manger des produits frais! Ces deux activités sont donc propices à une exploitation plus humaine, régionalisée, centrée sur la Nature.

Mais au delà de ces initiatives "naturelles" ou plus évidentes, que peut-on faire?

Gunter Pauli: Le précurseur

Gunter Pauli est un précurseur de l’économie bleue et il a travaillé, au cours des 20 dernières années, à définir une centaine d’innovations qui rendraient notre monde plus en ligne avec les préceptes de la nature. Ces initiatives sont présentées sur www.blueeconomy.eu.

Le concept de base est de revoir la conception même des systèmes afin de mieux utiliser les ressources et de mieux s’intégrer au rythme naturel. Il y a sans doute du rêve dans tout cela… Mais on voit aussi poindre l’effort et l’énergie de changer le monde… pour le bien de tous.

Je vous invite donc à lire davantage sur ce sujet. De mon côté, je vais consacrer prochainement quelques chroniques sur l’Économie Bleue.

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Quel est l’avenir du transport en commun dans la région de Montréal?

18 septembre 2012

Quels sont les plans de notre nouveau gouvernement en transport en commun à Montréal?

Au risque de me répéter, les vrais enjeux du Québec ont été éludés lors de la dernière campagne électorale au profit de "chicaneries" entre les chefs de partis.

Je me souviens vaguement que le Parti Québécois prônait des prolongements de métro. Effectivement, de bons projets, mais qui coûtent très chers et prennent beaucoup de temps à réaliser… Que fait-on en attendant?

Pourtant, un investissement éclairé en transport en commun rapporte:

- Réduction sensible de la congestion routière;

- Diminution des coûts pour les usagers;

- Retombées économiques importantes;

- Diminution des gaz à effet de serre.

Ces résultats sont bien documentés, entre autres, dans une étude commandée par la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain.

Il est donc assez étrange de voir que les investissements pour des voies réservées pour autobus, des liaisons rapides par autobus, des trains de banlieue se font pas mal tous attendre… Nos routes sont en piteux état, nos ponts se portent mal, les travaux amènent de la congestion partout… Qu’attendons-nous? Le nouveau métro? $5 milliards et 10 ans plus tard, ça ne règle pas les problèmes à court terme!

On parle d’usines de biométhanisation partout dans la région de Montréal, pourtant on ne parle pas de prendre ce biogaz et d’en alimenter des autobus au gaz naturel! NON! Ici, on parle d’autobus hybrides, voire électriques et au biodiesel. Pourtant, si la région de Montréal continue avec ses plans de biométhanisation, on va se retrouver avec des millions et des millions de mètres cubes de gaz sans débouchés évidents! On pourrait alimenter des centaines d’autobus sans dépendre de carburants venant de l’extérieur du Québec…

On parle d’électrifier les transports mais les villes ne veulent pas investir dans des trolley bus et les opérateurs de chemins de fer (le Canadien National et le Canadien Pacifique, pour ne pas les nommer) ne veulent pas de trains de banlieue électriques. Pourquoi? Parce que cela amène un besoin de reconfigurer des rues, de la signalisation et ainsi de suite… Donc, en attendant, on fait ce qu’on fait de mieux au Québec, on attend! Pourtant, HYdro-Québec a de grands surplus et, encore une fois, on pourrait diminuer notre dépendance au pétrole…

Il est déprimant de voir que malgré toutes les façades (comme la mairesse de Longueuil, le maire de Montréal et le maire de Laval qui tentent de montrer une bonne entente par rapport au dossier du transport en commun), il ne semble pas y avoir un bon plan d’ensemble pour le transport en commun dans la région de Montréal: l’AMT est de son côté, les 3 grands sociétés de Transport (STM, RTL et STL) travaillent chacun de son côté et les autres villes, tant bien que mal, tentent de tirer leurs épingles du jeu avec des CIT.

Saviez-vous qu’il y a 10 CIT autour de Montréal et 5 petites organisations de transport en commun dans des villes de la couronne de Montréal? Donc, il y a 19 entités distinctes, pas vraiment coordonnées, qui offrent et gèrent des services de transport en commun dans la région de Montréal. Pas surprenant que cela ne tourne pas toujours rond!

Et vous, qu’en pensez-vous?

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Relents de vacances… et d’élections

7 septembre 2012

Le GarsduDD a pris des vacances en août, loin du tapage des élections…

Drôle d’idée que ces élections estivales!

Je suis allé en Gaspésie et au Maine. Dans ces régions, le concept de développement durable n’a pas besoin de faire les manchettes, c’est une réalité… C’est un peu comme la simplicité volontaire, on y pratique le développement durable volontaire. En effet, un certain isolement, une population disséminée sur le territoire, un niveau de vie plus bas et plus simple contribuent à une vie plus équilibrée et plus en ligne avec les préceptes du développement durable, donc le développement durable, on n’en parle pas vraiment, on le vit tout simplement.

Et c’est la même chose qu’on soit en Gaspésie ou au Maine… L’effet de l’Oncle Sam sur les habitants du Maine ne se fait pas trop sentir! Les gens sont simples et accueillants.

Et ces élections…

Les médias ont fait état d’une campagne électorale québécoise palpitante, moi je me souviendrai plutôt d’une campagne où les couteaux volaient bas et où les enjeux n’ont pas vraiment été discutés! On aurait dit un ramassis de chialage sur le perron de l’église…

Donc, est-il utile de préciser que les enjeux environnementaux et le développement durable n’ont pas vraiment fait partie de la campagne… Pas plus que l’éducation et la santé dans le fond! Une campagne de mémérage!

Un gouvernement péquiste minoritaire, il faudra voir où ça va nous mener… Chose certaine, aucun parti n’est pressé de retourner en élections!

Anyway, laissons un peu d’eau couler sous les ponts! On verra bien!

En conclusion

Le GarsduDD est de retour! Et il va se reconnecter sur les enjeux du DD et voir ce que ce nouveau gouvernement va changer à la morne attitude du précédent en matière de DD.

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Québec, transport et GES

23 juillet 2012

Alors que le Québec est aux prises avec un secteur des transports qui représente près de 45% de ses émissions de gaz à effet de serre, le reste de la planète bouge!

En effet, l’Union Européenne planche sur l’idée de réglementer le secteur automobile afin de forcer les manufacturiers à produire des voitures émettant 95 grammes de CO2 par km parcouru. La norme actuelle en Europe est de 130 grammes. Et selon le Fonds d’Action Québécois pour le Développement Durable, la performance québécoise est plutôt de 210 grammes par km.

Donc, une sévère réglementation en  matière de véhicules à essence permettrait au Québec de réduire ses émissiosn liées aux véhicules légers de l’ordre de 50% sur une période d’une dizaine d’années, le temps de remplacer le parc de véhicules. Évidemment, même en Europe, une telle réforme ne peut se faire en criant LAPIN! La réglementation en question serait en place pour 2020… Appliqué au Québec, une réduction importante des émissions ne se ferait sentir qu’en 2025 lorsque la moitié du parc de véhicules aurait été remplacé et pleinement en 2030. On voit donc que même l’adoption, au Québec, de telles normes (ce qui est loin d’être dans l’esprit des constructeurs automobiles américains!), n’aurait que peu d’impact sur les objectifs actuels du gouvernement du Québec de 2020.

Un ensemble d’objectifs d’ailleurs qui est décrié par le vérificateur général du Québec pour son absence de contrôle, de suivi et de rigueur. Inutile de dire qu’il est peu probable, dans l’état actuel des choses, que le Québec réalise son objectif de réductions de GES de 2020… Soit 20% de réduction par rapport à 1990.

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Le Québec et l’absence de leadership en Développement durable!

18 juillet 2012

Dur d’être fier d’être québécois!

Ou la totale dérive du Plan Nord

Ou le manque flagrant de leadership en développement durable de nos instances gouvernementales

J’ai été abasourdi (pour ne pas dire choqué) de lire la nouvelle du 4 juillet dernier concernant la décision de Stornoway Diamond de s’alimenter en électricité à partir de génératrices Diesel plutôt que par Hydro-Québec.

Sur le coup, la moutarde m’a monté au nez et j’ai immédiatement eu envie de faire une réponse lapidaire! Mais, finalement, j’ai opté pour laisser couler un peu d’eau sous les ponts, histoire de voir si les choses allaient évoluer!

Et bien non, après 2 semaines, force est de constater que tous les intervenants intéressés ont bel et bien l’air de dormir au gaz (au Gaz à Effet de Serre (GES)).

J’avoue que je ne comprends pas cette décision, cet entêtement des parties et ce manque de flexibilité de notre société d’état (Hydro-Québec (HQ), pour ne pas la nommer!). Selon moi, en tant que financier, la situation est pourtant limpide….

D’un côté, on peut investir $15M pour s’équiper de génératrices de 14MW qui vont dépenser de 20M à 25M de litres de Diesel par année et nécessiter, probablement, des investissements de maintien et de remplacement de l’ordre de $3M par année. Avec du Diesel, livré sur place, à $1,25 par L, ça nous fait $28M à $34M par année en coûts d’opération. L’électricité coûterait environ $6M par année (si on suppose une utilisation en continu de 12 MW avec le tarif proposé par HQ de $0,0583 par kWh). Donc, l’économie en terme de coût d’opération est substantielle! Le bât blesse parce que HQ demande à Stornoway de payer, immédiatement, le coût complet de la construction de la ligne électrique nécessaire , soit $174M.

Je suis tout à fait d’accord que HQ, en tant que société d’état, ne doit pas faire de cadeaux à des entreprises privées. Toutefois, si on considère que:

  1. HQ a des surplus significatifs présentement (de l’ordre de 20% de sa capacité) et ce pour les prochains 8 à 10 ans!;
  2. Ressources Québec, filiale de Investissement Québec (donc, notre argent collectif) est un important actionnaire de Stornoway;
  3. À 2,68 kg de CO2 par L de Diesel, la génération de GES sera de l’ordre de 59 000 à 67 000 tonnes de GES par année alors que le gouvernement ne sait pas comment réduire les émissions de GES! Pourtant il s’est engagé à réduire ses émissions de 20% par rapport à 1990 d’ici 2020!

Je crois qu’il est possible de trouver une solution négociée et acceptable entre HQ et Stornoway. Je proposerait à Stornoway de me donner le premier $15M prévu pour les génératrices, plus un paiement annuel de l’ordre de $30M (soit $24M de plus que la valeur de la consommation) pendant 7 ans (soit $183M en plus de la valeur de l’électricité afin de tenir compte du coût de financement du projet par HQ) avant de revenir à une tarification normale.

En faisant cela, HQ utilise une partie de ses surplus, elle ne perd pas d’argent car elle finance en fait cette ligne sur 7 ans et cela ne génère pas de GES. Et Stornoway ne dépense pas plus que prévu et est garanti d’économiser à partir de l’an 8. Et si jamais un autre client se branche à son tour, on crédite des paiements à Stornoway!

Qu’est-ce que les gens attendent avant de faire une telle annonce? Le déclenchement d’une élection? Probablement! Moi, ça me fait vomir! J’ai honte de voir ça!

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